Saint Armel

Fondateur de l’abbaye de Plouarzel en Bretagne (✝ 570)

Il naquit en Irlande en 482 où il fréquenta les écoles monastiques et fonde un monastère. Lorsque le roi breton Vortigern fait appel aux Saxons, aux Angles et aux Jutes pour défendre son territoire contre les Scots venus du Nord, les protecteurs, qui sont païens, s’en prennent bientôt aux chrétiens bretons. Saint Armel quitte alors la Bretagne insulaire lors de la grande migration bretonne devant des protecteurs qui deviennent des envahisseurs et ils s’installent sur le continent armoricain auquel ils donnent leur nom, leurs traditions, leurs structures et leur foi. Saint Armel, d’abord ermite près de Quimper, fonde un monastère au pays de Léon, Plouarzel-29229. Il exerça son influence jusqu’à la cour du roi Childebert à Paris où il réside durant six ans, défenseur vigoureux de la justice, contre la peine de mort. Chassé de la cour à la suite d’intrigues, il vint s’établir au sud de Rennes. De nombreuses paroisses l’ont choisi comme patron: Ploermel-56800.
Voir aussi – Les saints du diocèse de Quimper et Léon:
vitrail Saint Armel et la guivre « Armel, ou Arzel, est né dans le Clamorgan, en pays de Galles. A la recherche de la solitude, il traverse la mer avec des compagnons et débarque en Armorique, dans un aber, l’Aber-Ildut aujourd’hui. Ermites d’abord, ces moines fondent un monastère au lieu-dit Plouarzel. Armel quitte bientôt son monastère pour une vie errante, à la recherche d’une autre solitude. L’existence de toponymes au nom d’Armel ou d’Arzel dans le sud de la péninsule a fait croire au passage en ces lieux de l’ermite: Ergué-Armel près de Quimper, Plouharnel à l’entrée de la presqu’île de Quiberon, Ploërmel au sud de la forêt de Brocéliande, enfin Saint-Armel à l’est du golfe du Morbihan. D’après la légende, un dragon dévastait le pays près de la forêt du Theil. Armel prit son étole et de l’eau bénite, dompta le serpent et le chassa du pays(*). Le moine habitait alors le monastère qu’il avait fondé aux Boschauts. C’est là qu’il mourut le 15 août 552. Un sarcophage est conservé dans l’église de Saint-Armel des Boschauts, ce serait la tombe de l’ermite. »
(*)Cette histoire est représentée de nos jours sur un vitrail de l’église de Marcillé-Robert, ainsi que sur un vitrail de la chapelle St Alexis, à Noyal-sur-Vilaine.
A lire: Saint Armel, F. Duine, Annales de Bretagne, 1904, vol 20, n°20-2, pages 136 à 145 – Persée, revues scientifiques – ‘Armel eut la réputation d’un guérisseur plein de puissance et de bonté. Il est encore invoqué par le peuple contre les maux de tête, la fièvre, les coliques, les enflures, et surtout contre la goutte et les rhumatismes. C’est même grâce à ce titre de bienfaiteur des corps qu’il a été choisi comme patron d’aumôneries, de maladreries et d’hôpitaux.’
En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d’outre-Manche y mener la vie d’ermite.

Martyrologe romain

2017-09-11T23:30:20+00:00