MEMO

MEMO signifie « Mission étudiante du Morbihan« . Nous sommes l’aumônerie étudiante catholique du diocèse de Vannes. Notre mission couvre les milieux étudiants universitaires des villes de Lorient, Vannes et Pontivy. Nous nous adressons à tous les étudiants, au corps professoral et aux jeunes professionnels qui débutent leur carrière.

Vannes : 7 000 étudiants environ
Lorient : 6 500 étudiants
Pontivy : 900 étudiants

Les étudiants sont répartis entre l’UBS, l’UCO, l’ICAM, les universités, les BTS, les IUT et les autres écoles publiques et privées.

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Aumônier diocésain des étudiants  : voir sur le site memo

source  diocèse de Vannes (http://www.vannes.catholique.fr/)

UN FLASH MOB POUR NOËL

Cette année le marché de Noël de Ploërmel a vu de nombreux jeunes se faufiler entre les stands et les chalets de Noël dans la foule. Au son de violon, guitare, flûte, djembé, ils ont entonné « les anges dans nos campagnes », distribuant au passage chapelets, flyers, médailles, et invitant petits et grands à les suivre jusque dans l’église. Une ambiance de fête et de magie de Noël dans l’attente du sauveur…

La mission d’évangélisation conduite par les MEMO (Mission Etudiante du MOrbihan), les jeunes Pro, et des routiers scouts d’Europe de Vannes (pas moins de 40 jeunes au total) s’est déroulée ce dimanche 3 décembre pour animer le marché de Noël avec des ateliers, à l’intérieur et à l’extérieur de l’église : proclamation d’évangile près de la crèche, gastronomie, accueil de l’église, louange en musique, vente de livres de l’abbaye de Campénéac, évangélisation sur le marché, témoignages et prédications du père Philippe le Bigot, aumônier des MEMO, et de Antoine Le Garo, ordonné diacre en vue du sacerdoce l’année dernière. Les plus jeunes ne sont pas oubliés : atelier dans l’église, et « piñata » sur le parvis ! (voir ci-dessous)

« Plus de 1000 personnes viennent dans l’église chaque année pour voir la crècheIl nous fallait christianiser cet évènement, sans quoi il n’y a pas de véritable annonce de l’Evangile » explique le père Xavier, vicaire de Ploërmel, à l’origine de tout cela. « Cette idée, c’est une inspiration de l’Esprit-Saint. Nous avons proposé aux MEMO et jeunes Pro de venir . »  « On ne peut parler de Noël sans Jésus. Il y a tellement besoin d’espérance ! Besoin de détacher nos coeurs du matériel. On s’est laissé surprendre : on organise mais le Saint-Esprit agit. On a eu l’audace d’exposer le Saint-Sacrement et il y a eu un grand respect des gens, ils sont touchés. »

Ambroise, responsable de la maison MEMO de Vannes, confirme : « nous sommes venus à l’invitation du Père Xavier, pour proposer autre chose aux gens que la crèche dans l’église. Mais aussi pour répondre à l’appel de Monseigneur Centène : « Pour que les générations futures Le connaissent ». On ne peut pas brûler d’amour pour Jésus et regarder une paroisse vieillir sans rien faire. Et les jeunes ont soif, ils ne s’y retrouvent plus entre travail, famille, loisirs, il manque quelque chose… Nous sommes tous faits pour le spirituel. Notre mission à nous, c’est de faire connaître Jésus ».

Marie-Madeleine vient spontanément exprimer sa reconnaissance : « Ici c’est bien, on trouve la paix, le recueillement. Merci. C’est mieux que le marché de Noël où on est attiré par des tas de choses mais où il manque l’essentiel. »

Aurélien , SDF bien connu de la paroisse, inséparable de Farouk son chien, trouve l’apaisement : « ça me ressource, ça me calme, et ça me fait du bien. On parle simplement de la vie avec le prêtre.  Aujourd’hui je ne crois plus à grand chose, la rue, la vie dehors, tout ça. Et toutes ces guirlandes, ces lumières de Noël, ça me dégoûte.  Quand je viens à l’église, ça me donne de l’espoir, les prêtres Xavier et Christophe sont géniaux. » Le sac qu’il porte sur le dos est rempli de cannettes de bière…

« On est là par hasard, mais il n’y a peut-être pas de hasard » nous confie Anne-Sophie, venue avec Marie-Lou perchée sur les épaules de son père, Olivier. Celui-ci nous explique : »J’ai été attiré par l’église, j’ai entendu des chants et nous sommes entrés. J’ai plaisir à être là même si je ne suis pas pratiquant. Sur l’ensemble des manifestations d’aujourd’hui, c’est ça que je préfère. Je suis content que ma fille voit ça. »

Marie-Jo, paroissienne, vit de belles rencontres au stand des produits de l’abbaye de Campénéac : « C’est important ce lien que l’on peut créer avec les gens au stand. Tout à l’heure une équipe de handicapés est venu nous voir. Certains ont sorti 2 euros de leur poche, ils n’avaient que cela. On leur a donné quand même des bougies, il fallait voir leur sourire ! Pour moi c’est aussi ça, Noël. »

« On est venus voir la crèche, et à notre surprise on voit des gens chanter ! Dans les temps de Noël c’est réconfortant, surtout avec ce qu’on vit aujourd’hui » nous dit Martine. Et sa fille Maëlys ajoute : « la crèche est très belle, je viens la voir tous les ans. »

Et l’animateur du marché, tout vêtu de noir et au chapeau haut-de-forme, qui ne manque pas d’humour, dit « être aux anges ». Il laisse chanter à son micro des chants de Noël par les jeunes, pendant une vingtaine de minutes, puis, ravi de recevoir un chapelet, entre dans l’église…

Enfin ce paroissien de conclure : « Les gens ne s’ouvrent pas forcément à Dieu aujourd’hui, mais au moins on leur propose de vivre quelque chose de beau et de joyeux, plein d’espérance, qui pourra peut-être tourner leur coeur vers une dimension verticale ».

De belles rencontres ont été vécues tout au long de la journée, les uns et les autres en témoigneront longtemps, de ces fiorettis … et chacun d’envisager une version 2018 de cette mission de Noël plus aboutie encore ! Avec toujours l’Esprit-Saint et la joie de l’attente de Noël dans les coeurs.

 

La « piñata » réalisée par les MEMO ce dimanche est une boule en papier mâché de couleur, qui contient un grand nombre de bonbons et sucreries, suspendue au bout d’un fil. Elle a 7 pics qui représentent les 7 péchés capitaux (l’avarice, la gourmandise, la paresse, l’orgueuil, l’envie, la colère et la luxure). Le jeu consiste à la casser à coups de baton, les yeux bandés, pour récupérer les sucreries. Cela symbolise les trésors de grâces que l’on découvre après avoir vaincu le péché ou le diable. Avoir les yeux bandés rappelait aux chrétiens que, pour ne pas faillir à la tentation, il fallait avoir l’aptitude à la Foi, une vertu qui permet à l’homme de croire sans voir.

Historiquement apporté d’Espagne par les missionnaires en Amérique Latine pour catéchiser les populations, cette tradition est maintenant importée en Europe par le Mexique.

2018-01-15T23:10:35+00:00